Cherchez « comment reconnaître un pronostiqueur fiable » et vous tomberez partout sur le même critère : exigez un historique d'au moins 500 paris sur douze mois. Le conseil est bon. Il est même le meilleur de tous ceux qu'on lit sur le sujet, parce qu'il est vérifiable et qu'il ne dépend d'aucune parole donnée.
Alors appliquons-le à nous-mêmes, sans arrangement.
Notre tennis ne qualifie pas
Au 5 septembre 2026, notre track record tennis compte 91 paris réglés. Quatre-vingt-onze, pas cinq cents. Par le critère ci-dessus, notre série tennis ne qualifie pas, et aucune présentation ne peut y changer quoi que ce soit.
Elle affiche un ROI de +19,7% pour +17,9 unités en mise plate. Ce chiffre a l'air bon. Il ne veut pas dire grand-chose, et nous publions à côté ce qui le dit : l'intervalle de confiance à 95% s'étend de −3,4% à +42,8%. Il contient zéro. Traduction : sur cet échantillon, nous ne pouvons pas démontrer que nous avons un avantage. Peut-être en avons-nous un. Les données ne permettent pas encore de l'affirmer.
Notre football qualifie — et il perd
Notre série football, elle, compte 567 paris réglés. Elle franchit donc le seuil des 500. C'est une série close : son dernier pari réglé date du 23 août 2026, et depuis le 26 août 2026 nous ne conseillons plus aucun value bet foot — faute d'avantage démontré, et après avoir retiré huit paris dont la valeur attendue affichée était fausse (le détail est ici). Voici son résultat :
Nos deux séries face au standard du marché — 5 septembre 2026
| Série | Paris réglés | ROI | Qualifie au standard ? |
|---|---|---|---|
| Tennis | 91 | +19,7% (IC 95% : −3,4 à +42,8) | Non |
| Football | 567 | −6,8% (−38,7 unités) | Oui |
Notre seule série qui atteint le standard du marché est en perte. Nous l'écrivons noir sur blanc, et son bilan reste publié sur le site, y compris depuis que nous avons cessé de conseiller le foot.
La question qu'il faut poser aux autres
C'est la question à poser à quiconque vous vend des pronostics. Pas « montrez-moi vos résultats » — tout le monde montre des résultats. Mais : montrez-moi la série qui vous dessert, celle que vous auriez tout intérêt à ne pas publier.
Un bilan qui ne contient que des séries flatteuses n'est pas un bilan, c'est une sélection. Et une sélection ne prouve rien, quel que soit le nombre de paris qu'elle affiche. C'est le cœur des 5 tests pour vérifier un pronostiqueur. Et pour la partie chiffrée, le vérificateur de tipster rend le verdict statistique de n'importe quel bilan en quelques secondes.
Paris, victoires, cote moyenne → le ROI, son intervalle de confiance à 95 % et la probabilité qu’un parieur perdant affiche le même bilan. Le seuil des 500 paris, appliqué au bilan que vous avez sous les yeux. L’outil qualifie un bilan, jamais une personne.
Pourquoi nos chiffres baissent
Notre série tennis comptait 191 paris fin août. Elle en comptait 91 au 5 septembre 2026. Nous n'avons pas perdu 100 paris : nous avons découvert que des régénérations manuelles avaient réécrit d'anciennes analyses après les matchs concernés. Une règle a été ajoutée — un pari n'est compté que si son analyse est datée d'avant le coup d'envoi — et elle exclut plus de mille analyses.
Ce que ça vous coûte de vérifier
Rien. Les analyses sont horodatées et publiées avant les matchs quand elles le sont ; celles qui ne le sont pas se déclarent comme reprises d'archive. Les rétractations restent en ligne avec leur avis de correction. Vous pouvez recompter vous-même.
C'est le seul type de bilan qui mérite qu'on s'y attarde : celui qu'on peut refaire sans nous croire sur parole.
Recompter notre track record vous-même →Questions fréquentes
Pourquoi 500 paris minimum pour juger un pronostiqueur ?
Parce qu'en dessous, le hasard domine le résultat. À cote moyenne 2.00, même un parieur perdant (espérance −5%) est encore en bénéfice dans 32% des cas après 30 paris (corrigé le 17 septembre 2026 : nous écrivions « près de 4 cas sur 10 », valeur approchée). Il faut des centaines de paris pour que la compétence se sépare de la chance — le détail chiffré est dans notre article sur la variance.
Precix passe-t-il son propre test ?
Pas encore au tennis : 91 paris réglés au 5 septembre 2026, sous le seuil des 500, avec un intervalle de confiance qui contient zéro — nous ne pouvons donc pas démontrer d'avantage. Notre série football (567 paris, close depuis le 24 août 2026) franchit le seuil et affiche −6,8% : elle qualifie, et elle perd. Les deux bilans restent publiés.
Pourquoi publier une série perdante ?
Parce qu'un bilan qui ne montre que ce qui flatte n'est pas un bilan, c'est une sélection. La série qui nous dessert est la preuve que les autres ne sont pas triées. C'est le test le plus discriminant à faire passer à n'importe quel vendeur de pronostics.
Pourquoi votre échantillon tennis a-t-il diminué ?
Le 31 août 2026, nous avons découvert que d'anciennes analyses avaient été réécrites après les matchs par des régénérations manuelles. Une règle d'antériorité stricte a été ajoutée — un pari n'est compté que si son analyse est datée d'avant le coup d'envoi — et elle a fait passer la série de 191 à 91 paris. Nous aurions pu ne rien dire ; la correction est publiée et détaillée.